Canalblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Edukophil ou comment apprendre en s'amusant

5 mars 2026

Réduire les inégalités à la racine : pourquoi l’école maternelle est déterminante

Dès l’enfance, les inégalités sociales s’installent — et se reproduisent

Dans Premières classes. Comment la reproduction sociale joue avant six ans, Frédérique Giraud et Gaële Henri-Panabière (dir.) explorent l’une des questions les plus fondamentales de la sociologie de l’éducation : comment les structures sociales influencent la vie des individus avant même leur entrée à l’école primaire.

L’un des constats clés de l’ouvrage est que dès la grande section de maternelle, des inégalités marquées apparaissent dans le quotidien des enfants. Ces écarts prennent racine dans des réalités sociales concrètes :

  • Le langage et les codes : Certaines manières de parler ou de se comporter sont implicitement plus valorisées par l’institution.
  • Le rapport au savoir : La familiarité avec les livres ou l’organisation du temps à la maison prépare plus ou moins bien aux attentes scolaires.
  • La posture d’élève : La confiance en soi et la capacité à se projeter dans l’apprentissage varient selon les ressources culturelles de la famille.

Ces différences ne sont pas aléatoires ; elles se construisent dans des conditions économiques contrastées, influencées par les habitudes culturelles des familles, par les ressources disponibles, et par l’environnement social global.

Ce livre fait ainsi émerger une idée essentielle : la reproduction sociale commence quand les enfants vivent leurs premières interactions structurées par des normes et des pratiques sociales.

Ce que le livre apporte de nouveau à la compréhension de la reproduction sociale

La sociologie de la reproduction sociale est bien installée depuis les travaux de Pierre Bourdieu selon lesquels l’école tend à reproduire les hiérarchies sociales en valorisant les formes de capital culturel dominantes), Mais l’originalité de Premières classes tient à trois apports essentiels :

1. Une focale sur la maternelle

Les auteurs s’intéressent à un âge souvent perçu comme neutre ou protecteur. Or, ils montrent que l’école maternelle est déjà un lieu où s’opèrent des ajustements différenciés aux attentes scolaires.

2. Une enquête de terrain fine

Plutôt que de se limiter à des analyses abstraites, Premières classes base ses conclusions sur une enquête de terrain extensive, menée tant en classe (observations directes des interactions pédagogiques et des pratiques scolaires) qu’en famille (analyses des routines, des représentations parentales, du rapport au temps et à l’ouverture culturelle).

 L’ouvrage repose sur des observations en classe et dans les familles. Cette double entrée permet de comprendre comment les dispositions acquises dans le cadre familial rencontrent – ou non – les attentes de l’école.

3. Mise au jour de mécanismes sociaux subtils

L’origine précoce des inégalités sociales ne sont pas le résultat de capacités « naturelles » ou de la personnalité des enfants. L’enquête a permis de montrer comment des mécanismes sociaux subtils — souvent invisibles aux yeux des éducateurs ou décideurs — façonnent la perception de soi et la disposition à apprendre des enfants dès leurs premiers pas à l’école.

Les mécanismes identifiés sont les suivants :

  • L’influence du milieu familial : Les ressources culturelles de la famille façonnent le langage, le rapport aux livres et la posture d’élève (confiance en soi, capacité à apprendre).
  • Les normes scolaires implicites : L’école maternelle valorise inconsciemment certains codes et manières de se comporter qui sont plus familiers aux familles favorisées.
  • Un décalage précoce : Dès la grande section, les attentes scolaires peu explicitées créent des écarts entre les enfants dont les habitudes domestiques correspondent aux exigences de l’école et les autres.

Les Pistes : Agir à la racine pour plus d’équité

Pour contrer ces mécanismes de reproduction, le texte suggère plusieurs leviers d’action politique et pédagogique :

1. Transformer les pratiques de l’école maternelle

  • Expliciter les attentes : Rendre les objectifs et les codes scolaires clairs pour tous les élèves afin de ne pas pénaliser ceux qui ne les possèdent pas par leur éducation familiale.
  • Valoriser la diversité : Adopter une pédagogie qui reconnaît les différentes ressources culturelles des familles plutôt que de simplement reproduire les normes dominantes.
  • Former les professionnels : Aider les éducateurs à repérer les inégalités « invisibles » et les biais d’interprétation des attitudes enfantines.

2. Repenser les politiques publiques

  • Renforcer la mixité sociale : Lutter contre la ségrégation scolaire pour stimuler des environnements où les ressources culturelles sont mises en commun.
  • Articuler école et familles : Créer un lien plus fort et non stigmatisant entre l’institution et les parents pour mieux coordonner les routines éducatives.
  • Intervenir tôt : Considérer la maternelle non comme un simple passage, mais comme le levier stratégique majeur pour la justice sociale.

Pourquoi ce livre est important aujourd’hui

Dans un contexte où la lutte contre les inégalités scolaires est affichée comme une priorité, Premières classes rappelle une évidence souvent oubliée : on ne corrige pas en fin de parcours ce qui s’est construit dès le départ.

En mettant en lumière les premières années de scolarité comme moment décisif, l’ouvrage apporte une contribution majeure au débat public. Il invite à considérer la maternelle non comme un simple sas d’entrée dans l’école, mais comme un espace stratégique pour construire davantage d’égalité sociale.

Référence de l’ouvrage :

  • Titre : Premières classes. Comment la reproduction sociale joue avant six ans.
  • Auteurs : Frédérique Giraud et Gaële Henri-Panabière
  • Éditeur : Éditions de l’Université Paris Cité
  • Date de publication : septembre 2025
  • Nombre de pages : 180
  • ISBN-10 : 2488244015
  • ISBN-13 : ‎ 978-2488244015

Source : www.cei-reunion.org

19 août 2025

LA THEORIE DE L’ATTACHEMENT SELON BOWLBY ou comment aider son enfant à grandir

Une découverte fondamentale pour mieux comprendre ce dont nos enfants ont besoin 

 

Les expériences menées par le psychologue américain Harry Harlow dans les années 1950 sur les bébés singes ont profondément marqué la psychologie du développement. Bien que très controversées aujourd'hui, elles ont permis de mieux comprendre les besoins et les émotions des enfants.

Harlow a séparé un bébé singe de sa mère et lui a proposé de choisir entre deux « mères » artificielles. L'une, faite de fil de fer, lui offrait du lait, tandis que l'autre, recouverte d'un tissu doux, ne lui donnait rien à manger. Contre toute attente, le petit singe a passé la majeure partie de son temps blotti contre la mère en tissu.

Cette observation a servi de fondement à la théorie de l'attachement, développée par John Bowlby en 1969. Elle a révélé que pour un bébé, le besoin de réconfort et de sécurité est aussi vital que celui de se nourrir.

L’attachement, un besoin vital — pas seulement émotionnel

 

Pour Bowlby, l’attachement n’est pas un simple attachement sentimental : c’est un besoin biologique fondamental, au même titre que la nourriture ou le sommeil. L’enfant humain — comme le petit singe — a besoin de proximité, de contact et de sécurité affective pour bien grandir.

Harlow l’a montré de façon frappante : le besoin de chaleur, de réconfort et de présence prime sur le besoin de nourriture. Ce qui compte le plus pour le développement affectif d’un bébé, ce n’est pas seulement qu’on lui donne à manger — mais qu’il se sente en sécurité, consolé, protégé.

Le rôle des parents dans l’attachement

 

Selon Bowlby, le lien qui unit un bébé à son parent principal devient sa base de sécurité. Quand l’enfant sait qu’il peut compter sur cette figure d’attachement, il peut :

  • Explorer son environnement avec confiance,
  • Mieux gérer ses émotions (peur, colère, tristesse),
  • Développer sa capacité à nouer des relations stables.

C’est ce qu’on appelle un attachement sécurisant.

Mais quand l’adulte est absent, peu réceptif, ou imprévisible, l’enfant peut développer un attachement insécurisant ou désorganisé, ce qui peut rendre son développement émotionnel plus difficile.

Les différents styles d’attachement

 

Des chercheurs, dont Mary Ainsworth, ont identifié plusieurs styles d’attachement observables chez les jeunes enfants :

  1. Attachement sécurisant : L’enfant pleure quand le parent part, se calme à son retour. Il explore librement. Ce style reflète une relation stable, où le parent est sensible et réactif.
  2. Attachement insécurisant-évitant : L’enfant semble indifférent à la séparation. Il a appris que ses signaux émotionnels sont ignorés, alors il les retient.
  3. Attachement insécurisant-ambivalent : L’enfant est très angoissé, collé au parent, mais difficile à consoler. Cela peut résulter d’un parent imprévisible dans ses réponses.
  4. Attachement désorganisé : Comportements confus, peur du parent, figements. Il est souvent le résultat de traumatismes ou de maltraitance.

Et dans la vraie vie, pour nous les parents ?

 

Pas besoin d’être parfait pour créer un attachement sécurisant. Ce qui compte, c’est d’être présent, cohérent et chaleureux, et de réparer les moments difficiles.

Comme le montrent les expériences de Harlow, ce sont les liens affectifs, pas juste les soins pratiques, qui nourrissent l’enfant en profondeur.

👉 Quelques clés simples :

  • Soyez attentif aux émotions de votre enfant, même s’il ne parle pas encore.
  • Rassurez-le physiquement et verbalement.
  • N’ayez pas peur de le consoler : cela ne le rendra pas « capricieux », au contraire.
  • Si vous perdez patience, excusez-vous. Ce geste renforce le lien.

Conclusion : Le cœur de l’attachement, c’est la relation

 

Grâce à Bowlby et Harlow, nous savons aujourd’hui que l’amour, la chaleur humaine et la constance émotionnelle sont tout aussi essentiels que la nourriture ou la sécurité physique.

En étant cette « base de sécurité » pour nos enfants, nous leur donnons le meilleur tremplin pour explorer le monde, grandir et devenir des adultes sûrs d’eux, capables d’aimer et d’être aimés.

Références

[1] Bowlby, J. (1969). Attachment and Loss: Vol. I. Attachment. New York: Basic Books.
[2] Harlow, H. F. (1958). The Nature of Love. American Psychologist, 13(12), 673–685.

10 janvier 2025

L’importance du lien affectif pour le développement du cerveau de votre enfant

Saviez-vous que le lien affectif entre un parent et son enfant joue un rôle crucial dans le développement cérébral de ce dernier ? Au-delà des gènes, une relation sécurisante et empreinte d’amour est essentielle pour la croissance du cerveau. Des recherches menées par le Dr Johan L. Luby de l’Université de Washington ont démontré que les interactions émotionnelles positives entre les mères et leurs enfants ont un impact significatif sur certaines zones du cerveau.

 

Les résultats de cette étude, réalisée sur sept ans, sont impressionnants. Les enfants qui reçoivent un soutien émotionnel constant, c’est-à-dire dont les besoins intellectuels et affectifs sont comblés, ont un hippocampe environ 10 % plus volumineux à l’âge de 13 ans que ceux dont les mères sont émotionnellement distantes. L’hippocampe est une région clé du cerveau, liée à la mémoire, à l’apprentissage et à la gestion du stress. Cela montre que les gestes affectueux et bienveillants ne sont pas de simples marques de tendresse, mais des éléments fondamentaux du développement cognitif.

 

L'importance de la relation émotionnelle pour le développement du cerveau est désormais démontrée. L’amour crée un environnement propice à la croissance intellectuelle et émotionnelle de l’enfant. 

 

Il est clair que le lien affectif entre les parents et leur enfant est essentiel pour le développement cérébral. Les interactions empreintes d’amour et de soutien ne sont pas seulement bénéfiques pour le bien-être émotionnel de l’enfant, mais elles favorisent également une croissance cérébrale optimale, posant ainsi les bases d’une intelligence et d’une résilience accrues.

 

EN CONCLUSION, SI VOUS SOUHAITEZ QUE VOTRE ENFANT DEVIENNE PLUS INTELLIGENT, COMMENCEZ PAR L'AIMER. 😉

 

 

Source :Publication de Luby JL, Baram TZ, Rogers C, Barch DM. Optimisation neurodéveloppementale après l’adversité au début de la vie : études inter-espèces pour élucider les périodes sensibles et les mécanismes cérébraux pour informer l’intervention précoce. Tendances Neurosci. octobre 2020

15 novembre 2024

Projet d’ouverture de Maisons des 1000 premiers jours en Outre-mer – Mais de quoi s’agit-il ?

Les 1000 premiers jours, une période cruciale

Ce programme est une initiative lancée en 2020 qui repose sur des études scientifiques, notamment sur les travaux du rapporteur Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et écrivain. En effet, les scientifiques s’accordent à dire que les 1000 premiers jours de la vie d’un enfant, de la conception à ses deux ans, constituent une période déterminante pour son développement physique, cognitif et émotionnel. C’est durant cette fenêtre temporelle que se mettent en place les bases d’une vie en bonne santé et d’un apprentissage efficace. Le programme des 1000 premiers jours vise à soutenir les parents pendant cette période charnière.

Les Outre-mer, un contexte spécifique

Les territoires ultramarins, bien que riches de leur diversité culturelle, présentent des défis particuliers en matière de santé et de développement de la petite enfance. Les taux de pauvreté, de prématurité y sont souvent plus élevés. De plus, l’isolement géographique et les difficultés d’accès aux services peuvent compliquer l’accompagnement des familles.

La Maison des 1000 premiers jours : un lieu d’écoute et de soutien

La création de Maisons des 1000 premiers jours en Outre-mer répond à un besoin urgent de soutien pour les jeunes parents. Ces structures proposeront :

  • Des consultations personnalisées : Des professionnels de la santé (sages-femmes, pédiatres, psychologues) seront à l’écoute des parents pour répondre à leurs questions et les accompagner dans leurs difficultés.
  • Des ateliers thématiques : Des ateliers sur l’allaitement, la nutrition infantile, la stimulation précoce ou encore la gestion du stress seront organisés pour donner aux parents les clés d’une parentalité bienveillante.
  • Un réseau de soutien : Les Maisons favoriseront les échanges entre parents et créeront un sentiment de communauté.

Les enjeux et les bénéfices

L’ouverture de ces Maisons s’inscrit dans une volonté de réduire les inégalités sociales et de santé dès la naissance. Les bénéfices escomptés sont nombreux :

  • Amélioration de la santé des enfants : En favorisant une prise en charge précoce, les Maisons contribuent à réduire les risques de maladies chroniques et de troubles du développement.
  • Soutien à la parentalité : Les parents se sentent moins isolés et mieux équipés pour répondre aux besoins de leur enfant.
  • Réduction des inégalités : En offrant un accès égal à des services de qualité, les Maisons contribuent à réduire les écarts entre les territoires et les milieux sociaux.

Les porteurs de projet


La structure porteuse du projet de Maison des 1000 premiers jours pourra être un conseil départemental (service de PMI), une autre collectivité locale, une structure sanitaire ou médico-sociale ou une association partenaire. Lorsque sur le territoire existe déjà une structure
ressource pouvant se développer pour tendre vers une Maison des 1000 premiers jours, celle-ci pourra constituer le socle pour porter un projet répondant au cahier des charges. 

 

Et ce n'était que le début

Les Maisons des 1000 premiers jours seront une véritable chance pour les territoires qui pourront en bénéficier car elles vont contribuer à faire de la petite enfance une priorité politique et aider à construire les adultes de demain.

Pour aller plus loin :

  • Ministère des Solidarités : Pour consulter les dernières publications et les chiffres clés sur le programme des 1000 premiers jours.
  • Inserm : Pour découvrir les dernières recherches sur le développement de l’enfant.
  • Santé Publique France : Pour accéder aux données sur la santé des mères et des enfants en Outre-mer.
20 août 2024

Bonjour Ed et bienvenue dans notre monde !

Bonjour, aujourd'hui le 20 août 2024, nous avons l'immense bonheur de vous annoncer la naissance d'Ed. Ed c'est notre nouvelle mascotte et le futur compagnon d'apprentissage des enfants. Bien que notre cher Ed était présent depuis plusieurs années sur notre logo, l'heure est venue pour lui d'accomplir sa mission : aider les enfants du monde entier à grandir en apprenant tout ce qu'il faut savoir du monde qui les entoure. 

C'est une grande mission que nous lui confions aujourd'hui et c'est sans aucun doute que nous sommes certains de son succès. 

Bienvenue Ed ! 

 

27 novembre 2023

"Compte jusqu'à 10 avec Teddy" - Premier EDUKO-LIVRE de notre collection

Nous avons commencé à créer notre première collection de livres éducatifs pour enfants. "Les EDUKO-LIVRES"  des livres pour aider les enfants à apprendre en s'amusant et sans se prendre la tête.

"Les indispensables de la maternelle" est comportent 3 livres pour l'instant, d'autres sont en création actuellement.

 

"Compte jusqu'à 10 avec Teddy" est le premier livre abordable aux petits dès 2 ans pour l'initier en douceur au dénombrement et l'intérêt de celui-ci.

Avant d'être un livre éducatif destiné à l'apprentissage du dénombrement, ce livre est le récit de la préparation de la super fête d'anniversaire de Teddy. L'enfant, en regardant les images et en écoutant l'histoire, se laisse prendre au jeu et à l'interaction et il va devoir compter avec Teddy à chaque page.

Teddy est un petit ours en peluche mignon et attachant, il peut représenter n'importe quel enfant de la maternelle. Héros de ce livre, vous découvrirez au fil des pages et des livres de la collection "Les indispensables de la Maternelle" son petit monde, sa famille et ses amis.

Apprendre en s'amusant et sans même s'en rendre compte est l'objectif de ce livre.

Dans notre vidéo, Lou se trompe lorqu'il compte à la fin. Nous avons fait le choix de diffuser cette vidéo car l'erreur est essentielle à l'apprentissage. Elle permet de mieux comprendre, de surpasser la difficulté et de se sentir plus fort une fois qu'on a dépassé ce moment.

Nous vous recommandons ce livre. Livre pour les enfants accompagnés de leurs parents ou de leurs éducateurs dès 2 ans.
3 avril 2023

5 bonnes raisons de sortir en extérieur avec les enfants

image sortie exterieur

Aujourd'hui, avec l’engouement pour les smartphones, les tablettes et les consoles de jeu, les enfants passent beaucoup trop de temps devant les écrans et à l’intérieur. Selon une étude récente (Edelman Intelligence pour Skip - 2016), 1 enfants sur 10 déclare ne jamais sortir pour jouer. Pourtant, sortir avec les enfants ne coûte rien. Faire une balade, les emmener sur une aire de jeux ou faire du vélo sont des activités simples et à la portée de tous et de toutes les bourses. Cela ne coûte qu’un peu de notre temps de parents, temps précieux et pourtant si bénéfique pour les enfants. Des bénéfices physiques aux bénéfices écologiques, nous avons répertoriés pour vous, les cinq principaux bienfaits des sorties en plein air avec les enfants :

 

1- Bienfait physique

Les sorties en extérieur offrent aux enfants l'opportunité de bouger et de jouer, ce qui favorise leur développement physique et leur permet de rester actifs.

Les activités en plein air peuvent être variées : marcher, faire du vélo, jouer au ballon, etc. Aller dans un parc de jeux par exemple permet à l’enfant de faire une activité physique sans même s’en rendre compte. L’enfant court, saute, grimpe… Il renforce sa musculature tout en développant son sens de l’équilibre, sa motricité, son agilité et surtout il s’amuse.

Aussi, lors des sorties en extérieur, les enfants sont exposés au soleil, une source de vitamine D. La vitamine D est essentielle à l’absorption d’éléments nutritifs importants comme le calcium et le phosphore et aide au développement des os, des dents et du système immunitaire des enfants.  

Bien que certains détracteurs le contestent aujourd’hui avec l’apparition du Coronavirus mais il a été démontré que sortir avec les enfants permet de renforcer le système immunitaire. En effet, à l’extérieur, les enfants sont aussi exposés à des bactéries et des virus présents dans l'environnement, ce qui peut contribuer à renforcer leur système immunitaire et à réduire leur risque de maladies.

 

2- Bienfait psychologique

Les sorties en extérieur offrent également des avantages sur le plan psychologique. Les enfants peuvent se détendre et se sentir plus calmes et plus heureux en passant du temps dans la nature. Aux États-Unis, 90 % des enfants ont déclaré pour un sondage que les activités extérieures leur donnent le sentiment d’être « moins stressés ». Etre à l’extérieur permet vraisemblablement de diminuer le stress, ce qui ne peut qu’être bénéfique à leur développement psychique et psychologique.

 

3- Bienfait social

Les sorties en extérieur offrent aux enfants l'occasion de jouer et de rencontrer d'autres enfants, notamment dans les parcs de jeux. Ils apprennent à partager, à coopérer, à résoudre des problèmes ensemble, et à développer leurs compétences sociales de manière générale. C’est donc un temps de socialisation pour l’enfant.

En sortant, l’enfant va devoir suivre des règles, par exemple marcher sur les trottoirs ou suivre des panneaux. Il apprend ainsi que vivre en société, c’est respecter des lois et des règles et qu’elles ont été mises en place pour le protéger.

Que ce soit avec les parents, les grands-parents, ou d’autres adultes, les sorties permettent aussi de créer un lien entre l’enfant et l’adulte, car ce sont des temps hors de la maison, de l’école, du travail. Ce sont des moments de détente favorables à la communication et à l’écoute bienveillante. Une relation de confiance en découle automatiquement. L’enfant sera plus enclin à parler, à se confier spontanément. Ces sorties peuvent devenir des souvenirs que l’enfant gardera à vie.

 

4- Bienfait cognitif

Sortir permet aux enfants de développer leurs compétences en observation, en recherche et en analyse. Quand ils jouent, ils font travailler leur imagination et leur créativité.

 Ils sont capables de mémoriser énormément d’informations en très peu de temps. Lors de sorties éducatives, visite d’une ferme pédagogique ou d’un jardin botanique par exemple, l’enfant peut apprendre plus vite car il va associer le visuel et le sensoriel (toucher, olfactif et émotionnel). Pour les plus jeunes, une sortie peut être l’occasion d’enrichir le vocabulaire de l’enfant en lui présentant des objets, des animaux, des plantes, des bâtiments…

Pour les plus grands, sortir en plein air encourage les enfants à explorer, à devenir plus autonome et plus indépendant.  

En effet, en se confrontant à des nouvelles activités et de nouveaux jeux, les enfants apprennent à être courageux et à avoir confiance en eux et en leurs capacités. Se lancer dans ces activités leur permet de maîtriser leurs peurs et à faire confiance. Ils apprennent également à mesurer les risques, à gérer des situations inconnues et à réagir face à l’échec. Toutes ces expériences favorisent les connexions neuronales indispensables au bon développement cognitif de l’enfant.

 

5- Bienfait écologique

Etre à l’extérieur permet à l'enfant d’observer la nature et l’environnement dans lequel il grandit. Dès son plus jeune âge, l’enfant doit voir ce qui l’entoure de l’infiniment grand à l’infiniment petit. L’enfant est curieux, il voudra découvrir, explorer. Il faut qu’il comprenne qu’il fait lui aussi parti de ce monde, de cette nature, qu’il y a sa place comme l’arbre, l’oiseau et la fourmi. Les campagnes de sensibilisation au respect de l’environnement les plus efficace sont celles à destination des enfants. Ils aiment les animaux, les arbres, les fruits, les fleurs, le soleil, les nuages… C’est ce qu’on retrouve sur la majorité des dessins d’enfants. Le respect passe par la connaissance. Sortir c’est l’ouvrir à cette connaissance, à cette découverte, c’est lui ouvrir les portes du monde, de l’univers…

Apprendre aux enfants le monde vivant est un devoir aujourd’hui pour qu’ils le respectent et que ce monde perdure dans le temps. Sortir avec l’enfant est favorable à son évolution et à celui de la planète.

 

Bien préparer sa sortie

Toutefois, toutes sorties nécessitent un minimum de préparation. En fonction de la sortie et de la météo, pensez à la tenue la plus adaptée. Pour les longues marches et/ou autre sport, une tenue et des chaussures de sport sont à privilégier. S’il fait froid, n’oubliez pas les vêtements chauds (pulls ou bonnets) notamment pour les sorties en montagne. S’il fait chaud, la crème solaire est indispensable, pensez aussi à lui mettre une casquette ou à un chapeau. Ayez toujours un parapluie ou un imperméable si le temps est couvert. Il est important de ramener de l’eau et un encas si vous sortez plus de deux heures de temps.

 

Les sorties en extérieur peuvent être de véritables moments de bonheur et de découverte pour l’enfant. Pour tous les bienfaits que nous avons évoqués, nous les recommandons vivement au moins une fois par semaine, et plus, si vous en avez la possibilité.

5 mars 2023

LES BESOINS FONDAMENTAUX DE L'ENFANT - Fiches pratiques à télécharger

La CNAPE (Convention nationale des associations de protection de l'enfant) a mis en ligne des fiches repères sur les besoins fondamentaux de l'enfant.
Ces fiches sont destinées aux professionnels, elles ont pour objectif premier de mieux les aider dans leur pratique quotidienne.

7 besoins fondamentaux de l’enfant identitfiés :

1. Besoin physiologique et en santé,
2. Besoin de protection,
3. Besoin de sécurité affective et relationnelle,
4. Besoin d’expériences et d’exploration du monde,
5. Besoin de cadre, de repère et de limites,
6. Besoin d’identité,
7. Besoin d’estime et de valorisation de soi.

LES 7 BESOINS FONDAMENTAUX DE L ENFANT


Ces 7 besoins dits « universels » ont été déterminés dans le cadre d’une démarche de consensus sur les besoins fondamentaux de l’enfant de la DGCS (direction générale de la cohésion sociale) et du ministère des Familles, de l’Enfance et des
Droits des femmes en 2017.

La CNAPE (Convention nationale des associations de protection de l'enfant) précise que ce sont les parents qui doivent répondre en premier lieu à ces besoins.
Toutefois, elle encourage tous les professionnels de la Protection de l’enfant travaillant dans l’accompagnement d’enfants à se saisir des fiches repères qu’elle a publiées le 8 février dernier. Ces fiches ont vocation à devenir de véritables outils de travail. La CNAPE indique qu’ « elles contiennent des exemples de questions à se poser,au quotidien, dans l’accompagnement de l’enfant ou le soutien apporté à ses parents, pour s’assurer de sa bonne prise en compte et, le cas échéant, dégager des pistes
d’actions ».

 Fiches à télécharger en cliquant sur le lien ci-dessous :

cnape__fiches_pratiques_sur_les_besoins_fondamentaux_de_lenfant

14 février 2021

Offrir un livre à bébé : Oui, mais quel livre ?

Aujourd'hui, je me suis posée la questions suivante :

A partir de quel âge peut-on offrir un livre à un enfant ?

La réponse est simple : dès le plus jeune âge, peut-être pas à la naissance mais dès 3-4 mois, nous pouvons offrir sans problème un livre à un bébé. Il ne pourra pas le lire, c'est sûr, mais il pourra le regarder, le toucher et écouter l'histoire que l'on va lui raconter.

 

Oui, mais quel livre ?

Nous devons opter les livres faits pour les bébés, ni trop lourds, ni trop fragiles. Donc, on évite les livres en carton, les livres musicaux en matières plastique ou cartonné (je recommande à partir d'un an), et les livres fragiles en papier qui risquent de finir dans sa bouche ou déchirés.

- Les livres de bain

livres de bain

Les deux premiers livres que j'avais achetés pour mon bébé étaient deux petits livres de bain (cf- photos ci-jointes). J'aimais bien ces petits livres car contrairement à d'autres un peu trop bébé, ceux là racontaient une petite histoire que je pouvais lui lire. A 6 mois, je voyais mon fils s'asseoir dans son parc en feuilletant ces petits livres et en regardant les images comme s'il les lisait, c'était assez incroyable. L'important est d'avoir un petit texte et de belles images bien illustrées et colorées. Ces livres sont légers pour bébé et assez solides. L'autre avantage non négligeable, c'est qu'ils ne coûtent pas très chers entre 3 et 10€ en fonction de la marque

- Les livres en tissus

Pour ceux qui préfèrent s'orienter vers une matière plus écologique, il y a l'option des livres en tissus. Les livres en tissus sont doux au toucher et facile à manipuler pour les plus petits. Il y en a qui font du bruit avec un mini hochet joint et d'autres qui sont très ludiques. Il y a aussi des livres avec un mini personnage à promener le long du livre. Ces livres proposent une belle initiation à l'univers de lecture, du monde des histoires. Les enfants adorent, même plus grands, ils trouvent ce livre toujours très amusant.

Personnellement, je trouve que si un enfant trouve un livre amusant dès son plus jeune âge, il part sur une bonne base pour son avenir et son apprentissage. Le livre n'est pas qu'un livre, c'est un monde merveilleux et plein de promesse dans lequel un enfant ne doit hésiter à s'y plonger pour apprendre, pour découvrir, pour imaginer, pour rêver et pour grandir.

 

​​​​​​

3 février 2021

Un guide sur la parentalité des personnes en situation de handicap

la-vie-d-une-jeune-maman-en-fauteuil-roulant-76c58147-8f64-4788-a47b-c2347601925a-square

Suis-je capable d’être un bon père ou une bonne mère malgré mon handicap ? Puis-je bénéficier de la procréation médicalement assistée ? Où se trouve la maternité qui saura suivre ma grossesse en tenant compte de mes besoins particuliers ? A qui m’adresser pour obtenir les aides techniques dont j’ai besoin pour m’occuper du bébé ou encore comment conserver mon rôle de parent alors que c’est un tiers qui réalise certains gestes du soin quotidien ?

Voilà quelques-unes des très nombreuses questions que peuvent se poser des personnes atteintes de déficiences motrices ou sensorielles désireuses d’avoir un enfant.

Le collectif Etre Parhands – né en 2014 en Auvergne-Rhône-Alpes et soutenu par APF France handicap – vient de publier un guide riche en informations pratiques à l'attention des personnes en situation de handicap et des professionnels. Ce dernier a été coordonné par Delphine Siegrist, ancienne journaliste, qui a compté parmi les premières à écrire au début des années 2000 sur le sujet de l’handiparentalité.

En 64 pages, témoignages de parents, adresses de services et noms de professionnels pionniers offrent un accompagnement des futurs parents, du désir d’enfant aux activités périscolaires en passant par les moyens de garde des plus petits ou les familles qui parfois se recomposent.

Paru en décembre, ce guide sera réactualisé régulièrement sur un site Internet. Un QR code au dos de l’ouvrage permettra de consulter les actualisations. Le prix est fixé à 18 € pour les professionnels (frais de port inclus), des réductions peuvent être consenties aux parents sur demande.

Pour plus d’informations contactez le collectif. 

Auteur :  Sophie MASSIEU

Source : Magazine ASH - 2021

Source Images : Brut.Media

1 2 > >>